jeudi 5 novembre 2009

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Il y a quand même des trucs surprenants. Je m'étais sevré de cette drogue dure. (vous savez, une pâte à tartiner au noisettes/chocolat dont je tairais le nom) pendant plus d'un an. Mais depuis quelques mois, plus moyen de m'en passer. Quand je suis rentré de France j'en avais même pris dans mes valises et j'avais réussi à passer les douanes sans problèmes. Aujourd'hui je me replonge dans la douce dépendance au chocolat matinal...

Le retour du plaisir d'ouvrir l'opercule doré. Le faire craquer, puis essayer de n'en laisser aucune trace sur le pot.

Mais il y a un petit détail paranormal ici. C'est que je réalise trop souvent un "perfect". Aucune trace de papier doré sur le rebord. Inquiétant non ? Quand je pense au temps que j'ai consacré à étudier toutes les possibilités de retirer ce cache de façon totale, et que je n'ai jamais trouvé la solution... il y avait la technique du "je fous un coup de couteau et j'essaye de passer en dessous". Ou alors "on y va petit à petit avec les ongles puis finalement on s'énerve et on arrache tout sans succès"...
Je n'avais pas pensé à prendre du nutte ivoirien... Le film doré reste tout simplement collé sur le couvercle.... facile non ?

La preuve en images.

Bon ok il reste un peu de plastique, mais lui il s'enlève facilement.



Taxitations suite.


- Seul dieu est fort

- Rien ne peut contre la volonte de Dieu

- Le gouverneur

- 007
- Le dur (prononcer "le DÜÜ")
- Chocolat 25

- allons à Schilo (schiiiii loooooo)


- SK.F
- Le retour
- Yarazack
- Dieu est notre force
- L’enfant noir
- L’islam
- Tout est grace
- Jesus est seigneur
- L’ASEPE c’est Dieu
- Dieu nous protège
- Pourquoi l’Afrique ? (bien bonne question !!!)

- Ayela mer
- Drogba
- Obama
- AS-Transport
- Abba 2 (a gift from god)

- Abba 3 ( a gift from god)

- Abba 1 ( a gift from god) (vous le faites exprès les gars ? gimme gimme gimme...)


- Prends ma main et conduis moi car je ne sais pas marcher. (yeah !!)

- Jamaïque

- Du calme, Dieu s’en charge

- Dieu d’abord (je croyais que c'étaient les femmes et les enfants d'abord...)

- Douaoutche

- Bonne chance le grand

- Les frères jumeaux

- Dieu avec nous

- La pré-éminence

- Cory 5 étoiles pétrolier

- Be happy God is in control

- C’est Dieu qui donne

- Benis moi maman

- Rappelle toi

- Seul le travail paye

- Bonne chance à ton Goltouma

- Symbiose

- Affaire à suivre

- Ibadallah

- l’héros national

- La miséricorde

- Senya Vartel

- Savavou

- M. D. Douhahou

- Le retour de Banbino

- Don de Dieu

- God is God (et noir c'est noir)

- Maman, que la santé soit ta maladie (??)

- La légende continue

- Les 12 apôtres (et jésus conduit la corolla ?)

- Papa Ohiona

- Dieu seul décide

- Renya Yartel
- Le bien est bien
- Psaumes 23
- Daiguissême
- Fils de la promesse
- Tout est possible à celui qui croit (hé hé oui le tout c'est d'y croire)
- Jeune euro
- Mahanaïn Genese 3 :23
- Jesus sauve
- Vouwnou c’est le pouvoir
- Piki
- Dieu seul suffi
- Laisse le temps au temps
- Norou Mouhammad
- La vie est croix n°1
- La main de Dieu (fan de maradonna ?)
- La jeunesse
- Rien n’est tard
- T.K

- le boss N° 1

- Dieu te voir

- Peugeot 205 (sur une 205)

- l’harche de l’éternel (hils haiment bhien mettre des haches parthout)

- L’effort fait des forts (boyard ?)

- Le roc 1

- Que soit le nom Jésus

- N’God we trust (sûrement le frère de N'Guessan...)

- Tout passe

- Petit choco

- Le bonheur et la grâce m’accompagneront (rien que ça ?)

- Bori Bori

- T.V.3

- Fatia

- L’ame

Taxitations (suite)

Allez, une seconde poignée de taxitations comme on les aime.


- Allah Leyé Massayé
- Bonne chance mela (sur un camion)
- Prestige
- L’Outsider
- Denguele
- Le Député (rien que ça ?)
- Grace d’Allah
- Scandinavian
- Dieu est amour
- Merci maman (merci maman)
- Maria
- 10 à zéro (score sans appel)
- FBB
-
- Chef d’état
- Famille KLK N° 1
- St Tonguy
- Merci le génie
- Sabary kagny
- Yéti*koro
- Le procureur (sur la fenêtre) – Prions dieu pour avancer (sur pare choc)
- Le bienfait n’est jamais perdu (tant mieux)
- Grace divine
- Grâce 2
- L’éternel est mon berger
- Sotraly
- Le crayon de dieu n’a pas de gomme
- Blondy – le trésor
- Sans frontières
- L’espoir du pauvre c’est le courage
- Dieu donné (et élie ?)
- Ya latif
- Aides moi
- Merci seigneur
- Petit Abou ne baisse pas les bras. (cf photo message précédent)
- Nari
- Je l'aime (ta femme ou ta carrosserie ?)
- Super sababou (encore plus fort que superman ?)
- Le retard n’empêche pas le bonheur (ici on se pose quand même la question)
- Rien à cacher Yve de M’bella
- La destinée
- Digital
- Attend ton tour, c’est dieu qui donne (toujours sympa de voir ce genre de phrase quand on se fait doubler par la droite, par la gauche, qu'on en a marre et que ça ne veut décidément pas avancer)

Un pti tour.



Drapeaux du BF et de la CI


Vous voulez que je vous fasse faire un petit tour dans les rues d'Abidjan ? Allez, c'est parti, je vous emmène là où je bosse. Il est 7H15, et il fait déjà très chaud, surtout en ce mois de novembre (qui rime peut-être avec "brrr" chez les blancs, mais pas ici). Montons dans la voiture. Parfois appelée, "waren", "titine", "wôrô" ou même "limousine blindée", mon superbe moyen de locomotion a subi quelques modifications (ou quelques petites retouches) ces derniers temps. Je ne sais plus si j'en avais parlé mais le frein à main était un peu gâté. Et du coup, même desserré, il restait un peu collé sur les roues, ce qui faisait que ma Titine se traînait drôlement sur les routes de la capitale ivoirienne.
A chaque problème une solution. Cela a été vite trouvé : "Bon. [...] On va enlever le câble de frein à main". Du coup je cale toujours une vitesse quand je suis à l'arrêt. Et plus récemment, un collègue à emprunté la one-O-six pour aller faire une course pendant la journée. Au retour, surprise, la clef reste bloquée dans le neiman. -> 3 jours d'immobilisation.
Enfin, pour étayer l'habillage sombre et monotone de l'habitacle je suis allé chercher chez "jacky tuning" 2 petits drapeaux, l'un de la Côte d'Ivoire (ça se comprend), et l'autre du Burkina (là c pour le fun).

Sinon, Titine ne se sent plus seule maintenant puisque le soir elle a la charmante compagnie d'un cafard format Mike Tyson. A moi aussi elle me tient compagnie cette bête à 6 pattes. Mais j'essaye de lui faire peur pour qu'elle s'en aille. Je crois qu'elle n'a pas bien compris le message.

Quand je suis seul, j'écoute généralement RFI à fond les ballons dans la bagnole, mais bien souvent je suis accompagné pour faire le trajet jusqu'au boulot. D'ailleurs qui a pris les photos à votre avis, hein ?
Aujourd'hui c'est vous mon copilote.

Allez, fermez la porte, ouvrez les fenêtres, bouclez la ceinture et advienne que pourra. De toute façon "Dieu fera le reste".

Au début ça roule encore plutôt bien...


Puis ça se gâte assez vite malheureusement


Ca part un peu dans tous les sens

Il y a de tout sur les routes, des voitures bien évidemment, mais aussi des bus, qui s'arrêtent fréquemment ...

...des camions transportant toutes sortes de trucs...


... des gars en vélo...


...des mecs à pieds...
... plus ou moins sur le trottoir...


... des motos (mais très peu)...


...des engins en tout genre.


Transporteur avec sa charrette...

On se demande pourquoi ça bouchonne des fois, voici la réponse....
(vitesse max de ces fourchettes : 15 km/h)


il fait quoi lui au milieu de la route ??
la camionnette blanche est sur ma voie...


Il ne manque plus que les petits pousseurs de charrette
pour compléter le tableau, malheureusement je n'en ai pas en photo...



fff j'ai chaud, vivement qu'on arrive


Tiens c'est quoi ce truc qu'on voit au loin sur la chaussée ????


C'est pas une voiture ordinaire ça...


sachant que les véhicules ont une fâcheuse tendance à se coucher sur la route, j'ai pas trop envie de m'attarder à ses côtés...



Allez encore un p'tit effort on y est presque...

Ouf on est arrivé


Un beau message de courage


D'ailleurs, avec un pote, on s'amuse à noter toutes les citations qu'on voit sur le cul des taxis ou sur leur vitre arrière. Au début c'était juste un jeu, mais de fil en aiguille on a réussi à en faire une véritable bibliothèque.
Nous avons; à ce jour comptabilisé plus de 280 "Taxitations". Comme ça ferait un peu trop de les balancer toutes d'un coup j'en mets juste une partie.
Bonne lecture.

- C'est Dieu qui décide. (ça c l'une des plus classiques)
- C'est Dieu qui est fort. (idem)
- C’est l’homme qui fait l’homme
- 05
- La vie est un Gombo
- La patience est un chemin d’or
- Qui l’eut crus
- ABBA 2 (a gift from god)
- Dieu merci N°2
- Dieu ne dort pas.
- L’harche divine.
- C’est propre
- Jean chap X verset 10
- Allah est l’obliger ?
- La fécondité
- Rien n’est tard si la vie se prolonge
- Synagogue (sur un Wôro Wôro)
- Ne me suis pas de près : bonne chance.
- Aventurier
- Au commencement était la parole
- Colom’BO
- Il n’y a de dieu que dieu.
- Tu n’est pas Tiken Jah, encore moins Fakoly.
- Qui sait l’avenir ?
- Divine Grace 2
- Jesus le sauveur
- Dieu merci
- Un nouveau souffle

De plus, dans ces presque 300 phrases, on a éclipsé celles que l'on ne comprends pas et qui sont en Dioula, Sénoufo ou Arabe.

Beaucoup de référence à Dieu ?? C'est normal, c'est lui qui décide.
Je tiens à signaler que les fautes d'orthographe ont été préservées et sont donc authentiques.



P.S. Comme je ne peut pas faire 12 choses en même temps et pour des raisons de sécurité, j'ai du engager un photographe pour réaliser ces clichés. On peut le remercier pour son travail dans l'ombre et son professionnalisme et sa petite caméra. Vous devez savoir qui c'est, c'est S.E.

Merci de m'avoir accompagné jusqu'ici. Et on peut remercier Jacky Tuning pour ses drapeaux.


"Jacky tuning, le lieu de rendez vous des passionnés de carrosserie bas de gamme, de pièces semi détachées et irrécupérables, des néons farcis et de tous les amoureux de la mécanique rouillée. Kékés, wesh wesh, shaï, truites et autres jackies sont conviés à une soirée K2009 au garage "chez momo" face pharmacie "la lagune qui sent bon" Quartier ouest Brequinville.

Il manque encore des accessoires chez jaquy tuning , faites un don en envoyant des petits drapeaux de pays tels que la Nissanie, la Citrolande, l'Isuzukistan, les Tatas-Unis...


jeudi 29 octobre 2009

Ce matin, j'ai pris le temps de petit-déjeuner. Je me suis mis tranquillement sur mon balcon, j'ai sorti les couverts. Au menu : papaye et son jus de citron vert, fricassée d'ananas au parfum des îles et bien juteux, et quatre oranges en jus pour se désaltérer, le tout sous un soleil qui commençait à pointer le bout de son nez. Alors que je dégustais en contemplant les arbres devant moi, une pensée m'est venue à l'esprit : YEAH J'ai de la chance.

Après cette introduction qui ne sert strictement à rien sinon à mettre l'eau à la bouche, place à un autre repas qui s'est déroulé le midi il y a quelques semaines.

Un peu à la manière de ces élèves qui organisent un repas de classe on s'était débrouillé pour faire un repas entre collègues et en profiter pour déguster quelques mets locaux. Nous avons alors convenu que nous irions manger le samedi midi une bonne viande de brousse dans un endroit un peu excentré, plus ou moins au calme, mais à minima dans un cadre différents des maquis habituels.
De quatre initialement, nous sommes passés à 6 pour finir à 8 participants. Huit personnes pour une voiture, le calcul était vite fait... il faudrait prendre le taxi pour certains.

Alors le jour J arriva. A 10H précises M.K était là devant chez moi comme convenu (ce qui est troublant quand même c'est qu'on s'était donné RDV à 10H, et non pas à 9H...) Après quelques formalités de carburant et autre allégement de portefeuille, nous nous sommes dirigés en direction de Yopougon (un quartier mondialement réputé pour ses maquis et sa fameuse rue qui évoque une fille de roi, mais aussi une certaine AYA). Là nous devions trouver J.K, S.A et Y.B sous le troisième pont de l'autoroute après les laveurs. (après deux stations essence) Mais entre temps, J.K nous a appelé pour nous prévenir que S.A n'était pas encore arrivé et qu'il préférait nous attendre à Yopougon "sable" (en plein milieu d'un bordel de voitures, de gbakas et de vendeurs en tout genre ndlr) et que de toute façon Y.B arriverait par là également. J'ai donc changé de direction pour aller rejoindre les zigotos restés dans les rues encombrées de Yop city. D'autre part, on s'était rendu compte qu'il nous manquait le numéro de P.A, qu'aucun de nous ne l'avait et qu'on n'était pas sûr que lui, ait l'un des nôtre. C'est pourquoi la veille, avant de me coucher j'avais été lui envoyer un mail après avoir récupéré son adresse en appelant mon chef) Mais il a fini par nous appeler, car un peu plus futé que nous, il avait pris nos numéros. Et lui devait venir avec les autres....
Bref on a finit par reprendre ceux qu'on devait embarquer à Yop, on a traversé un peu la ville, (un peu de tourisme dans un fumée opaque noirâtre ne fait jamais de mal) avec la roue de la voiture qui frottait de temps en sur la carrosserie car à partir de 5 personnes, elle commence à souffrir la titine.
On finit par se sortir de là avec quelques gouttes de sueur, un arrêt par la police (parce que 4 noirs qui ont un chauffeur blanc c'est louche, ou plutôt parce qu'on s'était permis un demi-tour hasardeux sur la route...) et là c'est parti.
Route, route, ça roule de mieux en mieux, puis d'un coup il faut prendre sur la gauche et quitter la bonne chaussée goudronnée pour une piste sableuse mais honnête. Plus que 10 minutes de hauts et de bas et nous y sommes.
Nous avons le temps de nous affairer à une table, de commander l'apéro (bien mérité), de constater qu'il est 11H précises et de voir ce que nous allons commander à manger. Mais à ce moment de l'histoire nous ne sommes encore que 5 sur les lieux. Or (si vous suivez bien) nous devrions être 8.
C'est alors que retentit quelques temps après une sonnerie charmante (...) S.E est à la station essence avec S.W et P.A qui a réussi à retrouver le numéro de S.E par l'intermédiaire de M.K. Je reprends donc les commandes de la "limousine blindée" comme aime l'appeler le mécano pour rejoindre les 3 convives manquants. Nous serons donc tous autour de la table avant midi.

OUF.


J.K , M.K, A.K et Y.B




L'apéro (parlons-en) c'est du bangui (à prononcer "bandji" ou "bangui") , c'est du vin de palme et j'avoue que siroté lentement au milieu des palmiers ça a son charme... surtout quand il est bien fait même. Pour les premiers arrivants, dont je faisais partie, on nous avait servi ça dans des verres normaux, mais pour les nouveaux, ils avaient le droit à une noix de coco.


Bangui servi dans coco



La deuxième vague d'arrivants : I.S, S.E, et P.A


Et question bouffe on s'était mis d'accord sur une jolie bestiole pour nous tous : un agouti. Une moitié braisée et l'autre en sauce. Je me suis concentré sur la partie braisée parce que c'est vraiment excellent. Mais après avoir attendu près de deux heures, après avoir vu tout le monde se faire servir avant nous (même si nous étions arrivés les premiers) et après avoir bien pris l'apéro j'aurais pu manger mes propres chaussures.

Une tong

Petit bonus africain : J'avais laissé la sauce piment sur le côté connaissant l'adresse et leur main un peu trop lourde sur les petits légumes qui arrachent. Mais mes amis semblaient ne pas trop s'en faire cette fois ci... Et comme à l'accoutumée, c'est sur la fin que je me suis fait surprendre. J'avais fini de manger (et de me moucher parce que quand ya piment dêh, bê ya nez qui coule assez même) et on me propose de partager un dernier morceau. Et là je ne sais pas pourquoi, mais même si je sentais que ça arrachait un peu trop la gueule j'ai essayé de continuer à manger jusqu'au moment ou tout a basculé. J'ai commencé à ne plus avoir de sensation dans la bouche si ce n'est la douleur. J'ignore si mes yeux se révulsèrent ou non, mais je pense que j'ai acquis un état de transe d'au moins dix minutes pendant lesquelles je ne pouvais établir aucun contact avec le monde extérieur. Je ne sais pas ce qui se rapproche le plus de cette expérience (se foutre du white spirit dans la bouche et y mettre le feu, mâcher un chiffon imbibé d'acide sulfurique concentré ?) mais c'était fort. Après quelques minutes de divagation totale, à pleurer comme un enfant et à avoir le nez qui coule constamment, j'ai fini par me reprendre. Et j'ai dit un truc du genre "j'ai l'impression de revenir d'une autre planète" Ce qui fait beaucoup rire encore aujourd'hui.

Il m'est arrivé un évènement similaire, il n'y a pas très longtemps et à un tout autre endroit. Pendant la pause déjeuner, je suis allé manger un couscous assez musclé au niveau piment. A un moment j'ai avalé un petit légume orange. Là les choses ne se sont pas passées normalement. J'ai tout de suite demandé à ce qu'on m'apporte un verre (parce que la bouteille d'eau était déjà là) mais ma requête mettait trop de temps à aboutir. Alors j'ai senti monter en moi une étrange sensation : j'ai commencé à avoir des haut-le-coeur et un très fort hoquet ; j'ai pris la bouteille et j'ai bu au goulot tant que j'ai pu...
Moralité : un piment peut ressembler à une carotte. Ne pas s'y méprendre.




En guise de dessert, étant donné que certains avaient encore faim,
on a repris un peu de hérisson en sauce, accompagné de foutou banane...







Non ce n'est pas de la lessive, mais bien un bidon de bangui,
ça n'a pas d'allure je sais...




Grain de café

lundi 19 octobre 2009

Et sinon (rien à voir) vous vous rappelez de la fois où ça parlait des entrées et venues sur ce blog et des différents chemins qui y menaient ?
Pour une légère remise à niveau cliquez ici.
Et bien voici la suite.
Depuis la dernière fois que j’en ai parlé (au mois de mai) j’ai récolté pas mal de « requêtes » google qui ont permis à des internautes un peu malchanceux de s’échouer sur ce blogue. Il y en a vraiment beaucoup et je ne les énumèrerai pas ici par peur d’être un peu lourd ( !! )


Il est intéressant de voir que ce qui est le plus entré dans gougeule pour tomber ici est « ma vie en Côte d’Ivoire A.F. » Mais « vie », normalement est un acronyme dont le mot principal est volontariat, ce VIE est donc masculin. Je conviens que blogger est un peu trompeur car il ne met pas de majuscules au titre de ce blog. Ainsi une copine m’a dit, il n’y a pas si longtemps que ça, qu’elle croyait que « mon vie » était une erreur de ma part.
Seconde requête au nombre d’entrées « biafine abidjan », je vois que mon travail de publicité a plutôt fonctionné. S’ensuivent des mots clefs inintéressants.
Maintenant passons aux entrées « un peu farfelues ».
Je les recopie telles quelles en conservant le cas échéant les fautes diverses.
- Abidjan côte d’ivoire eau minérale
- Abidjan côte d’ivoire vidéo sur la ville
- Abidjan viande coup de frein (ce maquis à l’air très connu ! stop)
- Achat immobilier Abidjan (lui, il doit être fan, car il est resté plus d’une heure et vingt-cinq minutes après avoir visionné 23 pages ! cependant je ne suis pas certain qu’il ait trouvé ce qu’il cherchait initialement)
- Agouti côte d’Ivoire photos
- Alexenmusique.blogspot.com !!!!!!!! -> pas mal mec !
- Arbre avec pic côte d’ivoire (vert ou pas le pic ??)
- Arnaud l’homme le plus téléchargé de l’émission Stars 2 demain Côte d’Ivoire (YEAH !!!!!!!!!!!!!)
- Assiette blanc d’ivoire
- Baoulé hérisson (mais oui !)
- Blog aranud F. Abidjan (apprenez à écrire mon prénom SVP…)*
- Blog de l’émission Star de demain côte d’ivoire (elle doit être sacrément chouette cette émission)
- Carte de Côte d’Ivoire avec les couleurs du drapeau à l’intérieur ( !!)
- Chauves souris fummés marché Abidjan
- Comment apprendre à greffer l’hévéa (c’est une bien bonne question mon cher ami mais je n’en ai pas la moindre idée ! vous semblez être d’accord avec moi puisque vous totalisez 0 seconde de temps de passage !!!)
- Comment éradiquer les magnans (idem, mis à part la solution du « on se fout tous à poil et on enlève les fourmis une par une à la main, je n’ai pas grand-chose à proposer, mais vu le temps passé, qui s’élève à près d’une heure vous avez du trouver votre bonheur !)
- Comment la vie côte d’Ivoire (vous avez mangé le verbe ?)
- Délires de femme en côte d’ivvoire (à noter ce charmant doublement du « v » )
- Demain est férié en côte d’ivoire (j’aimerais bien, on est dimanche soir….)
- Et il possible d aller depuis marseille avec sa voiture a abidjan par bateau (et avec une voiture amphibie ??)
- Fait et mefait dans les bureaux de poste de côte d'ivoire (ah ! )
- Le quartie ou stade felix houphouet boigny est suitie (mais oui mais oui, moi non plus)
- Main effleure le caleçon (ça j’adore, je me demande comment on peut atterrir ici de cette manière)
- mp3 gratuit de joel c artiste chanteur de côte d'ivoire (big up à lui)
- plu échinghen (non il y fait tellement beau…)
- port de marseille est il à la cote d'ivoire (biensûr, entre Caracas et Shangaï, juste à côté de Johanesbourg)
- quand il est 19h en cote d'ivoire il fait quelle heure en algerie (écoute donc RFI)
- recherche numéro de pute qui vie en cote d'ivoire (mon préféré ! à noter la subtile faute d’orthographe qui sans avoir été commise n’aurait pas permis à l’internaute en question d’arriver ici !!!!!). D’autre part, il (ou elle !!!) n’a malheureusement pas du trouver son bonheur (et pour cause) puisqu’il est resté 0 seconde
- repose couteaux en ivoir forme crocodile vente (ou la la mais comment vous faites ?)
- tableau a manger et leur dimension modele de la cote d'ivoire (ça me donne faim tout ça, vous imaginez le tableau…)

Allez ça suffit pour aujourd’hui.

Boom

J’étais au bureau, plongé dans mon travail quand tout à coup une détonation se fit ressentir non loin de là, bientôt suivi d’une seconde puis d’une troisième… La rumeur venant de la rue se faisait de plus en plus grande, et je me penchai à la fenêtre pour observer la scène. Un épais nuage de fumée noire s’élevait dans le ciel à quelque mètre de mon lieu de travail. « Dehors ça sent le pétrole !» nous signala un collègue. A la hâte, tous les membres de mon bureau se groupèrent au niveau de la fenêtre à essayer de saisir le plus d’informations. On pouvait voir les employés de la zone alentour courant sur la route en direction opposée au foyer des explosions. Même les cuisinières quittèrent leur cabanon pour prendre la fuite.
Au bureau, dans le doute, on a groupé les affaires, puis comme la pause de midi arrivait à grands pas et qu’une coupure de courant s’est invitée à ce moment là, nous avons d’un commun accord décidé de quitter les lieux purement et simplement. N’empêche qu’en sortant de la zone, on a vu que l’entrée y était désormais interdite. Au retour du manger, nous constatâmes que l’incendie avait été vite maîtrisé par les pompiers. On n’a pas vraiment su ce qui avait pris feu, ni quelle était la provenance des explosions.

mardi 6 octobre 2009

"Pas de stress chez Plan express"

Il y a des fois où on a l'impression que tout ne se déroule pas comme d'habitude. Je me rappelle un de nos profs particulièrement ennuyeux qui avait un don particulier. Il avait ce talent qui lui permettait, tel un sorcier vaudou, de pouvoir ralentir le temps. Quand on entrait dans sa salle, les pendules semblaient se figer à tout jamais sur 8H00. J'ignore s'il avait acquis ces connaissances en sorcellerie lors d'un passage chez nos voisins animistes, mais j'ai fortement pensé à cela quand je suis arrivé chez "plan express".



La semaine dernière, on m'a confié une mission de la plus haute importance. Aller chez "Plan express" pour y tirer 5 exemplaires de chacun de nos plans pour
le projet.

Cette missive, provenant d'une haute instance hiérarchique, m'est revenue tout naturellement quand pour une raison inconnue, chacun de mes petits camarades
s'est trouvé maladif au moment de désigner l'heureux élu pour une virée chez notre imprimeur favori.

C'est le début de l'après midi, le temps est assez lourd.
Je prends mon courage à deux mains, et me mets en route dans la joie et la bonne humeur. Je prends place au volant de ma charrette bleue réputée dans le tout Abidjan, et rebaptisée (à juste titre d'ailleurs) le "worô-worô" par mes collègues.
Je vérifie les rétroviseurs, boucle la ceinture et full contact.
Mais bientôt, les embouteillages (fort nombreux vers 14H), les mauvais conducteurs, les différentes senteurs d'oxydes de souffre et autre protoxydes d'azotes, toutes plus parfumées les unes que les autres, la chaleur et l'humidité régnants, commencent leur grand travail de sape pour mon moral. J'arrive chez l'imprimeur, trempé, et de mauvaise humeur.
Une fois à l'intérieur, après avoir demandé à deux ou trois personnes le chemin à suivre, je découvre tout le matériel classique d'une imprimerie. Je me dis
"chouette ça ne devrait pas durer longtemps...." ~qu'est-ce que j'ai été naïf encore une fois~

J'ouvre la porte et je bascule dans l'autre monde. Le préposé aux plans (appelons-le M. le boss) semble s'extirper de ses rêveries les plus insolites.
J'entame alors la conversation : bonjour, je voudrais imprimer des plans... bla... bla et bla.
"Il n'y a pas de problèmes" me répond mon interlocuteur. (super)
Un quart d'heure après il n'y a toujours aucun tirage de sorti, et ce, pour des raisons multiples (vérification des appareils, de l'horloge et que sais-je encore...)
Bon, comment on les plie, ces plans ? Et celui-là vous ne voulez pas changer le format ? Lui il est trop grand je ne peux pas le plier (ou la la , ça commence mal)
Après moult réglages et préparatifs, les plans sortent au rythme lent mais continu de la grosse machine. Or, entre temps, de nouveaux clients sont apparus et
viennent perturber la scène qui se déroulait pourtant paisiblement.
Il y en a un qui veut une copie de son plan en calque, l'autre qui veut des formats un peu spéciaux, ou des matériaux insolites.
L'employé me lance "comme il n'a qu'un seul plan à tirer je vais le faire passer avant vous !", et il refait les réglages pour le veinard.
Là, ça commence à chauffer intérieurement, j'étais là le premier et je me retrouve avec la moitié des dessins d'achevés d'un côté et des électrons libres venus déranger M. le boss dans son activité méthodique de l'autre. D'ailleurs, M. le boss sans perdre de son flegme qui le caractérise tant, tente autant que faire se peut de répondre à toutes ces demandes simultanées. Mais je sens qu'il sera bientôt débordé si un élément perturbateur venait à s'inviter dans l'action.
Et bientôt chacun réclame un service à l'employé. La salle ne désemplit pas et s'en trouve bientôt franchement animée et je me demande comment je vais me sortir de ce pétrin dans lequel je me suis fourré. Je ne peux plus rebrousser le chemin, il faut à tout prix que je récupère l'objet de mon déplacement. Cela fait sûrement plus d'une heure que je suis entré en ces lieux et je regrette sincèrement de ne pas avoir pris un moyen de distraction quelconque. Je voyais encore de nouveaux clients arriver avec de multiples requêtes pour submerger encore un peu plus celui qui devait m'imprimer mes plans. Et la salle ne désemplissait pas, avec ce bruit de fond qui casse les oreilles de chacun.
Et c'est à ce moment que le téléphone à jugé bon de se mettre à sonner, comme si tout ce bordel ne suffisait pas. M. leboss s'est figé dans une expression fort singulière. Là j'ai pensé à un truc informatique "buffer overflow" je ne suis pas sûr de ce que cela signifie, mais je trouve que ça correspondait bien au moment. Un peu comme si M.leboss était un processeur qui venait d'atteindre son traitement maximum d'information. M.Leboss (après une mûre réflexion) se
tourne alors vers l'objet qui sonne (driiiiiiiing driiiiiing) sans déplacer de poussière et une fois arrivé devant attend que la sonnerie retentisse à nouveau avant de décrocher et d'entamer la conversation avec bonhomie. A ce moment-là je n'en peux plus, je me demande ce que je fous là au milieu de ce bordel sans nom. La scène vire alors au burlesque, ou au grotesque, je ne sais plus, d'ailleurs je crois qu'à cet instant, une partie de mon âme a abandonné mon être et a tenté de s'échapper de ce lieu maléfique qui sentait sûrement un peu trop la sueur.
Quand soudain apparaît un nouveau larron, le sourire jusqu'aux oreilles, et l'air pas franchement décontracté. Il a réussi à se faufiler jusqu'au comptoir et M. le boss s'approche de lui pour poser la question fatidique "que voulez-vous ?" Et l'autre de répondre avec sa mine enjouée en pointant la porte des cabinets avec son index droit "oui, je peux aller uriner ?"
J'avais oublié à quoi servait ce lieu... (ce comportement est finalement assez rare puisqu'on peut voir tout le monde pisser dans la rue plutôt tranquillement) Mais où suis-je ?

A la suite de cette après-midi mémorable, je suis rentré chez moi le coeur léger, je me suis dit que plus rien ne pouvait m'arriver, et qu'après avoir autant rongé mes ongles, je pouvais patienter dans les files d'attentes des plus grandes attractions ou des musées les plus réputés au monde sans m'ennuyer outre mesure.
Merci Plan express.

Nota: Pour des raisons de sécurité, certains protagonistes de l'histoire ont été floutés ou rendus anonymes. La société Plans Express S.A.R.L n'existe point, toute ressemblance avec une entreprise, physique ou morale, existant, ou ayant existé, serait purement fortuite, indépendante de ma volonté, et franchement abracadabrantesque.


Pour terminer -> une note du rédacteur. Il n'est pas du tout interdit de laisser un commentaire, une impression, ou même une remarque ou une insulte. J'ai cru comprendre que souvent les commentaires ne marchent pas, eh bien envoyez un petit mail, vous avez mon adresse de toute façon. La fréquentation n'a pas baissé alors pourquoi les commentaires le devraient ?
Et si vous avez des idées à me suggérer c'est bienvenu également. Je commence à avoir du mal à trouver de l'inspiration pour ce blog...